Guillaume et ses vaches

La dégustation de bœuf d’une végétarienne

Guillaume de la Ferme de Mareil

Guillaume Douaud

Le samedi 7 octobre nous avons eu une animation très rare. Guillaume Douaud, éleveur de bovins, entre Nantes et Saint Nazaire, soit à 440km de Sartrouville, a présenté ses produits et sa ferme chez Biocoop Greendy. Il n’est pas évident d’organiser des animations avec des producteurs. Tout d’abord ils sont occupés par leur travail sur le champ et cela demande beaucoup de soins quotidiens. Leur planning n’est guère prévisible à l’avance à cause du temps qui change et qui joue énormément sur leur productions.

Dès son arrivée, il a branché et installé une tablette sur la table. Le panorama de photos nous a aidé à imaginer le lieu de son travail : un manoir, un chien, des prairies, un estuaire, 130 vaches sur 300

hectares ! En bref un terroir immense. Ses vaches pâturent huit mois par an dans un espace naturel, une île de la Loire constituée de prairies inondables au rythme des marées. Le troupeau y est conduit chaque printemps à l’occasion de l’événement de la Transhumance, une pratique locale qu’exerçait le grand père de Gauillaume et qui perdure. A l’époque les vaches traversaient à la nage. Maintenant elles sont accompagnées à pied avec le public local : un temps fort pour la Ferme !

Le panorama de la Ferme de Mareil

Le panorama de la Ferme de Mareil

 

Pourtant j’ai goûté son bœuf grillé car l’odeur était irrésistible et m’a fait avoir faim. Sa viande était étonnement tendre et savoureuse même sans aucune sauce. Selon le commentaire d’un client laissé sur notre page Facebook : « Jamais mangé une viande aussi tendre… un délice…».

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J’en ai repris. Oui, je connais et apprécie le goût de la viande et j’ai adoré le Tartare et le Carpaccio. Honnêtement la texture et le goût de la viande ne me dégoûtent pas. Simplement mon amour pour préserver la Terre est plus fort que le désir de mâcher de la viande obtenue par la souffrance des autres et au prix de leur vie. Dans le livre « Beyond Beef: The Rise and Fall of the Cattle Culture » (1992), Jeremy Rifkin décrit l’histoire de l’industrie multinationale du bœuf, qui fut parfois un dieu que des peuples ont honoré, et comment elle menace notre environnement.  Par le régime végétarien je boycotte donc trois fois par jour l’élevage intensif, la maltraitance des animaux, l’industrialisation multinationale de l’alimentation et la surconsommation ou surproduction de protéines animales qui est néfaste pour la santé et pour la Terre.

Pourtant si j’avais des occasions d’acheter du bœuf, j’en commanderai chez sa Ferme de Mareil. Ses vaches sont élevées en plein air et dans la nature pastorale dans une exploitation familiale et elles passent leur temps à leur gré. Avant tout, la qualité de sa viande est extraordinaire.

vaches et veaux sur l ile

Des vaches et des veaux sur l’île

 

Wunrei JUNG

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